CHANGEMENTS DE POPULATION ET PARCOURS DE VIE: Un Réseau stratégique de connaissances

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Série Grandes Syntheses

Les mouvements migratoires des Premières Nations : entre mythes et réalités

Par Robert Bourbeau, Norbert Robitaille et Marilyn Amorevieta-Gentil, Université de Montréal

La nature, l’intensité et la direction des mouvements migratoires des Premières Nations (Indiens inscrits et non-inscrits) sont le reflet d’inégalités entre leurs communautés, mais aussi avec la population canadienne non-autochtone.

Ainsi, la mobilité résidentielle est la forme la plus fréquente de migration chez les Premières Nations, soit au sein d’une même communauté ou dans un centre urbain, alors que les migrations interprovinciales et internationales sont marginales. L’effet net des flux migratoires Indiens inscrits favorise nettement les réserves, plutôt que les régions rurales ou urbaines.

L’amélioration des conditions de vie et le sentiment d’appartenance à une communauté expliquent le plus souvent les migrations des Indiens. Ces migrations peuvent parfois servir ou porter préjudice aux communautés.

Les “Oldest-Olds” canadiens : une population en pleine croissance, mal connue et à risque de manquer de services adéquats

Par Jacques Légaré et Yves Carrière, Université de Montréal

Les Canadiens très âgés (« Oldest Olds ») forment une population distincte, appelée à prendre une place grandissante au pays. Il faut considérer cette réalité démographique dans l’élaboration des politiques publiques.

Les inégalités de santé parmi les personnes âgées dans les pays développés : Implications politiques

Par Amelie Quesnel-Vallee, Université McGill et Andrea Willson, Université Western

L'effet « santé de l'immigrant » au Canada et ailleurs: ce que nous savons et ce que nous devrions savoir

Par Zoua Vang, Université McGill , Alain Gagnon, Université de Montréal, Astrid Flénon, Université de Montréal, et Jennifer Sigouin, Université McGill

Plusieurs études montrent que les immigrants sont en meilleure santé que leurs concitoyens du pays d’accueil, du moins dans les premiers temps suivant leur arrivée. Le présent travail de synthèse (prenant en considération 75 travaux empiriques sur la question) démontre que si l’effet de « l’immigrant en bonne santé » est souvent avéré chez les immigrants adultes, il en va tout autrement chez les enfants ou les personnes âgées. L’ampleur de l’effet de sélection est aussi nettement plus significative pour les indicateurs de mortalité que de morbidité. Notre analyse suggère que les politiques en matière de santé des immigrants ne peuvent être de type « taille unique » et qu’ils doivent prendre en compte l’âge des immigrants et les indicateurs de santé pour lesquels les immigrants sont vulnérables.

L’identité ethnique chez les enfants d’immigrants

Par Zheng Wu et Christoph M. Schimmele, Université de Victoria

Vivre et travailler plus longtemps dans une société vieillissante: vers une croissance des inégalités?

Par Yves Carrière et Jacques Légaré, Université de Montréal

Le vieillissement démographique a pour effet de remettre en question la viabilité des régimes publics de retraite et l’équité intergénérationnelle. Plusieurs pays ont donc relevé l’âge normal de la retraite pour réduire les dépenses prévues de leur régime public de retraite dans le futur. L’épargne privée et le report de la retraite représentent alors la meilleure alternative pour éviter une baisse de niveau de vie importante à la retraite. Les gains en espérance de vie à 65 ans semblent justifier cette politique. Mais les écarts d’espérance de vie et de santé selon le statut socioéconomique sont substantiels et semblent vouloir se creuser. Au nom de l’équité intergénérationnelle, on risque de se diriger vers une croissance des inégalités sociales parmi les retraités de demain.